Le lavoir de Saint-Père-en-Retz

Son histoire

Bien qu’il soit difficile de déterminer exactement l’origine d’une localité, nous savons que notre cité fut construite sur l’emplacement d’une ancienne station romaine. Cette station antique avait son port sur un étier du Boivre : petite rivière qui se jette dans la mer entre les Rochelets et l’Hermitage et qui a joué certainement un rôle important dans la naissance de la commune avant que la mer ne se retire et que la vallée du Boivre ne reste ensablée.

Le christianisme arrive très tôt dans cette station qui portera le nom du chef des apôtres Pierre puis Père vers l’an mil et l’on trouve même deux grandes paroisses : Sainte-Opportune et Saint-Père ; la première paroisse était plus importante que la seconde et son ressort ecclésiastique s’étendait jusqu’à Paimbœuf.

 

Vers 1140, la tenue du village des Biais, autrefois Biaërs, est la propriété des chevaliers de la milice du Temple de Jérusalem, une commanderie y est fondée (elle possède et conserve alors un fragment important de la vraie croix, 3e de France) ; cette relique est détenue actuellement par la Paroisse.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Saint-Père-en-Retz semble vivre un âge d’or, la ville relève directement du roi et la révolution ne paraît pas tellement la troubler. Témoins de cette richesse, les nombreux manoirs et châteaux qui se construisent sur son territoire : La Giraudière, Le Mottay, La Gruais… Plus près de nous La Verrie, inspirée des dessins du Nantais Ceyneray : cet édifice particulièrement harmonieux fut détruit lors d’un incendie en 1936 ; ses ruines méritent encore le voyage.

Eglise de Saint-Père-en-Retz
La butte Sainte Opportune de Saint Pèere en Retz

Sous la révolution française, Saint-Père-en-Retz prend le nom de Fraternité et malgré le serment porté à la constitution par les curés des deux paroisses, la révolution sonne le glas de la paroisse Ste Opportune : son église est fermée par le district et en l’absence de vie paroissiale, la paroisse Ste-Opportune disparait. Il ne reste aujourd’hui qu’un fragment du cimetière.

L’aube de la belle époque est favorable à Saint-Père-en-Retz. Des écoles, une gendarmerie, une mairie (1840) ainsi qu’une église (1873-1878) aux vastes dimensions (œuvre de l’Abbé Perrin) sont construits.

 

Saint-Père-en-Retz devient alors un grand centre agricole où les foires et marchés sont renommés pour être les plus importants du Pays de Retz.

Les 5 hôtels accueillaient de nombreux voyageurs et le commerce était florissant.

À la fin du XIXe siècle, la culture principale était le froment dont une grande partie était expédiée par Paimbœuf dans le Midi et même à l’étranger. À cette époque, on comptait une dizaine de moulins à vent.

La commune comptera en 1900 plus de 3 000 habitants alors que Saint-Brevin en comptait 1 526 et Paimbœuf 2 134 !

Eglise de Saint-Père-en-Retz